Mardi 13 novembre dernier, dans le cadre des Mardis de l’Inclusion, j’ai reçu plusieurs associations pour discuter des enjeux de mémoires.

Avec les commémorations du Centenaire de la Grande Guerre, nous pouvons nous interroger sur l’inclusion de toutes les mémoires dans l’Histoire française. La diversité et le partage des mémoires est une force, face à la communautarisation croissante. Pourtant, la mémoire reste un enjeu très sensible – il n’y a qu’à voir la douleur et le silence qui persistent autour de la Guerre d’Algérie…

Pour en témoigner, nous avons reçu quatre porteurs de projet passionnants :

  • Ilda Nunes, Présidente de l’association Mémoire Vive/Memoria Viva (qui a pour but de recueillir et transmettre la mémoire de l’immigration portugaise) a diffusé un message essentiel :« quelles que soient nos origines (…), notre mémoire est notre essence. »
  • Medhi Lallaoui, Co-fondateur de l’association Au Nom de la Mémoire, nous a rappelé qu’il ne faut en aucun cas oublier les soldats venus du monde entier qui se sont battus pour la France de 1914 à 1918. En tant qu’héritiers, nous avons un devoir de mémoire indéniable : « Liberté, Egalité, Fraternité, Dignité et Justice ! »
  • Margalit Berriet, Présidente de l’association Mémoire de l’Avenir, promeut les arts comme outils de recueil et partage de la mémoire : un langage mémoriel universel.
  • Yves Blondeau, Secrétaire Général de l’Association de Défense des Valeurs de la Résistance, est venu nous parler des enjeux de justice et de solidarité qui entourent la mémoire : « N’oublions pas les luttes qui ont permis nos acquis actuels – encore si fragiles… »

Suite à ces interventions très pertinentes, un débat s’est tenu avec tous les participants autour d’une question centrale : comment retisser nos mémoires et s’inscrire dans ce paysage mémoriel pluriel ?

Des échanges très fructueux et enrichissants !

 


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