L’information n’a pas fait les grands titres des journaux… Et pour cause, Bruxelles – le pelé, le galeux d’où vient, c’est bien connu, tout le mal – vient de prendre une directive qui pourrait bien – si elle est ratifiée dans les mêmes termes par la France –  changer l’accès aux livres pour les déficients visuels.

Pour eux, il s’agit de franchir l’étape qui sépare le monde des copistes de celui de Gutenberg.

La directive prévoit en effet de permettre aux non-voyants d’accéder de manière inclusive à la version numérique de tous les livres et de pouvoir utiliser tous les livres numériques qui devront désormais être conçus pour une utilisation sans la vue.

La déficience visuelle survenant majoritairement avec le vieillissement, cette directive atténuera le sentiment d’isolement des personnes qui n’ont plus le toucher leur permettant d’apprendre le braille et que la perte de la vue prive du plaisir de la lecture.

Reste maintenant à la France de traduire cette directive dans son droit sans la vider de son caractère inclusif. La technostructure hexagonale n’est jamais à cours d’idée pour vider les bonnes lois de leurs avancées en en complexifiant l’application.

Ainsi, le décret de traduction en cours de validation prévoit une usine à gaz qui ne permettra pas au malvoyant d’aller demander son livre numérique à sa bibliothèque de quartier. Il crée une liste limitative d’organismes habilités à demander la version numérique des livres.

De même que c’est au pied du mur qu’on reconnaît le maçon, c’est au moment d’inclure qu’on reconnaît l’inclusion !

Le gouvernement a ici une occasion formidable de montrer à quoi sert l’Europe et de placer la France là où elle devrait toujours être, à la tête des pays qui promeuvent l’accessibilité universelle ! Elle doit bien ça à Louis Braille, 200 ans après l’invention en France de l’écriture qui porte son nom.


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