Quatre ans de commémoration s’achèvent.

La France a réinterrogé son histoire, questionné les raisons de cette boucherie, pesé le poids des renoncements antérieurs, des apports extérieurs, des femmes, de l’arrière…

De Jean Jaurès à Augustin Trébuchon, du 31 juillet 1914 au 11 novembre 1918, nous avons revisité chaque phase de ce moment atroce.

La seule question qui vaille désormais est : qu’allons-nous faire du leg de nos aînés ?
Allons-nous continuer à réduire ces sacrifiés à un jour férié ? à un défilé ? à quelques chants d’enfants devant un public clairsemé ? Allons-nous trouver une manière de transformer ce rituel en un symbole d’avenir ?

 

Nos morts n’ont assurément plus besoin qu’on leur consacre un jour chômé.

Ils ont donné leur vie pour que nous fassions vivre ce pays, non pour que nous soyons oisifs une journée.
Ils ont donné leur vie pour garantir la survie de notre démocratie, de notre art de vivre.
Ils ont donné leur vie pour que leur mémoire s’inscrive dans la succession des mémoires des générations précédentes.

Je propose de supprimer le caractère férié des 11 novembre et 8 mai.
Je souhaite qu’un lustre plus important soit donné à la Journée de l’Europe du 9 mai.

Pourquoi renoncer à deux jours fériés ? Pour honorer autrement nos aînés, mais aussi pour permettre à Kipour et à l’Aïd el-Kébir de prendre leur place dans notre calendrier.

Recule de la laïcité m’objectera-t-on ? Reconnaissance de la place de deux composantes dans notre modèle : les Juifs et les Musulmans.

Ils surent payer le prix du sang, prouvant ainsi leur attachement indéfectible à cette patrie. Il est temps de banaliser une fête de chaque composante et la donner en partage à toute la population. La France n’en sera que plus grande.


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