Réformer l’asile sans perdre l’humain

La leçon du psycho-drame des listes en PACA que personne ne tirera !

 

Le nouveau Pacte européen sur l’asile et la migration est présenté comme une avancée vers plus d’efficacité et de coordination. Sans doute. Mais à force de parler de procédures, de flux et de contrôle, on finit parfois par oublier de quoi il est réellement question : des personnes.

L’Europe a besoin de règles claires. Les demandeurs d’asile ont besoin de décisions rapides. Les États ont besoin de coopération. Mais aucune réforme ne sera pleinement réussie si elle affaiblit la capacité des personnes à comprendre leurs droits, à raconter leur histoire et à être entendues.

Car l’asile ne se résume pas à un traitement administratif. C’est d’abord une rencontre entre une institution et une personne souvent confrontée à l’exil, au traumatisme et à l’incertitude. Dans ce contexte, l’accès à l’information, à l’accompagnement et à l’interprétariat n’est pas un détail technique : c’est une garantie démocratique.

Les acteurs de terrain, à l’image d’ISM Interprétariat, le savent bien. Derrière chaque procédure se cache une histoire qui ne peut être examinée équitablement que si elle peut être comprise.

Le défi européen n’est donc pas seulement d’accélérer les décisions. Il est de préserver ce qui fonde le droit d’asile : la capacité à regarder au-delà des statistiques et à reconnaître la singularité de chaque parcours.

Une politique migratoire peut être efficace. Elle doit aussi rester fidèle à ses principes. Car la force de l’Europe ne se mesure pas uniquement à sa capacité à contrôler ses frontières, mais aussi à sa capacité à garantir les droits de celles et ceux qui frappent à sa porte.

Comprendre une personne avant de statuer sur son destin : voilà peut-être la première exigence d’une politique d’asile digne de ce nom.

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