La leçon du psycho-drame des listes en PACA que personne ne tirera !
L’Union européenne a choisi.
Durcissement de la politique migratoire.
Frontières renforcées.
Expulsions accélérées.
Contrôles plus stricts.Sur le papier, l’Europe se protège.
Dans la réalité, elle écarte. Elle trie. Elle abandonne.Et une question demeure, brutale, incontournable :
nos valeurs reflètent-elles encore la société que nous prétendons défendre ?La réponse est claire : pas encore.
Des familles entières survivent dans des camps surpeuplés, parfois depuis des mois, parfois depuis des années.
Des enfants sans école.
Des parents sans emploi.
Des vies entières suspendues à un regard administratif, à une signature, à un silence.Dès que l’on s’éloigne des discours officiels, la solidarité se dissout.
Les chiffres remplacent les visages.
Les statistiques étouffent les récits.
Les politiques parlent de gestion, jamais d’humanité.Les médias, eux aussi, portent une lourde responsabilité.
Les personnes migrantes sont réduites à des « flux », des « vagues », des « crises ».
Rarement à des individus.
Rarement à des talents.
Rarement à des histoires de courage, de résilience, de créativité.Autrement dit : si vous êtes migrant, vos chances d’être reconnu pour ce que vous êtes sont presque nulles.
Et pendant ce temps, les citoyens européens engagés, bénévoles, associations locales, collectifs de jeunes, agissent.
Ils accueillent.
Ils accompagnent.
Ils réparent, souvent dans l’ombre.Leurs initiatives fonctionnent.
Leurs résultats existent.
Mais leurs voix restent marginales, étouffées par un discours sécuritaire omniprésent.Pourtant, l’espoir n’a pas disparu.
Des villes inventent des politiques d’intégration concrètes.
Des associations offrent un toit, une formation, une écoute.
Des citoyens ouvrent leurs portes, leurs réseaux, leurs horizons.
Des projets culturels et éducatifs prouvent chaque jour que la différence n’est pas une menace, mais une richesse.Oui, l’Europe peut conjuguer sécurité et humanité.
Oui, elle peut protéger sans exclure.Car la migration n’est pas une parenthèse.
Ce n’est pas une anomalie.
C’est un défi humain, social et culturel durable.Une Europe qui ferme les yeux fragilise son propre projet.
Une Europe qui accueille les histoires, les talents et les rêves se renforce.Parce qu’une Europe qui laisse quelqu’un hors champ n’est pas plus forte.
Elle est appauvrie.
Elle est moins juste.
Elle est moins vivante.Et à la fin, une Europe qui se renferme perd ce qui a toujours fait sa force :
sa diversité, son humanité, sa capacité à regarder l’autre comme un avenir, et non comme une menace.