Si je me réjouis d’avoir voté pour le Président Emmanuel Macron, c’est pour des décisions à très lourde portée symbolique.

L’une des plus significatives a sans aucun doute été la demande de pardon présentée à Josette Audin et à ses enfants.

Quoi qu’on pense de l’engagement de Maurice Audin pour l’indépendance de l’Algérie, on doit tous s’accorder sur le fait que le recours à la torture et l’exécution sans procès sont des tâches indélébiles sur notre histoire.

La colonisation fut un crime contre l’humanité.

Chaque colon ne fut pas pour autant un criminel : La France a construit et mise en valeur l’Algérie mais elle n’y a pas fait vivre ses valeurs pour tous les habitants de ce pays.

En tant que français, il nous faut tout assumer les paradoxes et contradictions de cette histoire.

A cet égard, même si comme toute œuvre humaine il est imparfait, le rapport Storah propose des initiatives pragmatiques afin d’assumer ce passé et écrire un avenir qui, que nous le voulions ou non, continuera d’être imbriqué entre les deux rives de la Méditerranée.

Il y a plus en commun entre un fils de pieds-noirs et un fils de maquisard algérien qu’entre un fils de pieds-noirs et un fils de breton ! c’est un fait que j’ai souvent pu constater : Quand Enrico Macias et Slimane Azem quittent l’Algérie, c’est la même nostalgie qu’ils chantent !

Substituer à des mémoires fragmentées et communautaires une mémoire commune est un enjeu à notre portée !

Cela passe par des actes symboliques de l’État mais aussi de la société civile ! Mais cela passe surtout par un Érasmus de la Méditerranée pour que naisse, à l’instar du couple franco-allemand, un couple franco-algérien qui éclairera le siècle à venir.

Amicalement vôtre,

 

Hamou

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