Assouggès amguèz !

C’est ainsi qu’on dit bonne année en berbère !

Je souhaite à tous les berbères de France et du monde  une belle fête de yanayer !

Chaque fois qu’on fait un pas dans Paris, il y a de bonnes chances qu’on marche symboliquement sur la main d’un berbère tant ils ont été nombreux à creuser métros et rues depuis plus d’un siècle.

Pas des arabes, mais des bouniouls quand-même !

Des musulmans mais souvent des amateurs du ju de la treille !

Ils ont tour à tour été considérés comme la partie intégrable de leur pays d’origine ou comme de dangereux révolutionnaires, qui se brisent plutôt que de s’incliner.

Je suis un enfant de ce peuple.

Epris de liberté, non-conformiste, pétri de poésies et de contes, je ne m’assimile pas mais j’assimile.

Jaloux de mon huile d’olive, de mon couscous aux fèves et de ma langue faite pour les proverbes, j’ai accepté avec gratitude et émerveillement l’hospitalité que ma donnée la France.

J’ai pris sa langue, sa musique, sa rigueur et ses valeurs universelles. J’ai donné le couscous, un optimisme chevillé au corps et le sens de l’amitié et de la fête.

En 2020, Idir, qui magnifia si bien l’osmose franco-berbère s’en est allé. C’est à lui que je pense en ce jour, lui qui combattit toute sa vie l’obscurantisme avec ces mots et sa musique, désormais parties intégrantes du patrimoine immatériel de son pays d’adoption.

Je forme le vœu que les langues et traditions berbères prennent la place qu’elles méritent en France et en Afrique du nord !

Amicalement vôtre,

Hamou

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