Mes chers lecteurs,

Il y a bien longtemps que je ne me suis pas adressé à vous. Or, nous vivons une époque où, comme le chantait Maxime Leforestier, « l’éternité n’est plus en siècle des siècles mais en jours » !

La dernière fois que je me suis exprimé, j’étais un élu local au mandat certes tourmenté mais candidat à son renouvellement. Aujourd’hui, je m’exprime en tant que citoyen engagé, président d’association, consultant, responsable de l’inclusion dans une entreprise.

Désormais libre d’exprimer la complexe palette de mes convictions, plus sûr que jamais de la nécessité de faire entendre d’autres voix en politique, je laisserai libre court à mes rêves, mes coups de gueule et de cœur, mes propositions audacieuses et disruptives.

La France, ma grand-mère Alzheimer comme je l’appelle avec tendresse, est à deux doigt de se briser. Les fake news et le cynisme, les certitudes d’élites inamovibles et recrutées de manière endogame, l’essoufflement de son système démocratique l’amènent à un cul-de-sac. Seuls les exclus, les anormaux, les bizarres et autres intouchables l’aiment assez pour la sortir de l’ornière. Ils ne possèdent qu’elle et leurs ancêtres, d’où qu’ils viennent, l’ont sauvé des périls dans lesquels l’ont régulièrement jeté ses dirigeants.

La France, ce sont quinze siècles d’histoire continue. La France, ce sont des traditions et un héritage qu’il nous faut assumer, sans rien omettre. La France, c’est un phare pour le monde et quand elle décline, que nous le voulions ou non, en dépit de notre population et de notre puissance moyennes, c’est le monde qui décline.

J’ai soutenu le président Macron sans illusions mais sans état d’âme. Je ne le regrette pas.

Je reviendrai dans mes prochains billets sur son apport que j’estime à sa juste valeur. Mais force m’est de constater qu’il ne parvient pas à proposer à l’ensemble des français un projet pour le siècle qui vient.

C’est à ce chant du départ que je souhaite m’atteler !

Certains d’entre vous, pensant que mon immodestie confine à la folie, tourneront les talons. D’autres se diront « chiche » et ajouteront leurs couplets aux miens pour dépasser clivages stériles, préjugés absurdes, totems et solutions magiques.

En 2011, dans mon livre « Aveugle arabe et homme politique ça vous étonne », j’écrivais déjà que le bateau France avait un angle de giration de 5 degrés par mandat de président. C’est dans cette perspective que je me place, même si elle ne fait a priori pas rêver.

La République nous appelle, non pour vaincre ou mourir, mais pour assurer à nos enfants une vie qui vaille la peine d’être vécue !

C’est un rêve modeste et fou : C’est le mien pour cette année !

Alors, levons l’ancre !

Amicalement vôtre,

Hamou

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