Un miroir grossissant fournit à des analystes fainéants une lecture simpliste d’élections municipales à nulles autres pareilles.

Les verts ont triomphé, la gauche et la droite se renforcent, le RN emporte une grande ville, LREM est écrasée.

La seule leçon dont on peine à mesurer les conséquences à moyen terme est la particulièrement faible participation.

Je félicite tous ceux qui ont été élus hier.

Ils l’ont été par un trop faible nombre d’électeurs.

L’exercice de leur mandat en sera immanquablement impacté.

Malgré des majorités pléthoriques, il y a fort à parier que les intérêts qui n’ont pas souhaité passer par les urnes pour s’exprimer utiliseront des moyens inédits pour se faire entendre.

Dès à présent, chaque écurie n’aura de cesse de préparer la seule élection qui compte dans ce pays : l’élection présidentielle.

La situation qui prévalait en 2017 reste inchangée : le front national est en embuscade, LREM et la droite écrasent une gauche divisée.

Il s’ensuit que les pouvoirs locaux et le pouvoir central sont condamnés à l’affrontement, dans l’espoir de rejeter sur l’autre la responsabilité de leur impuissance, aggravée par une crise qui promet d’être très grave.

Il y a six ans, je préconisais déjà un changement du mode de scrutin.

La proportionnelle à tout le moins, une application du jugement majoritaire si un consensus parvient à l’imposer.

Notre démocratie ne survivra pas longtemps à une classe politique qui s’accommode d’une faible participation du moment qu’elle assure leur élection.

Pour ma part, je n’aurai pas de mandat municipal.

La judiciarisation de la société va s’accentuer, les communautés s’organiseront et se défendront  davantage par affinités et le poids des politiques diminuera.

Je vais trouver d’autres manières de porter des idées toujours neuves : l’universalisme par la preuve et la place centrale des personnes singulières, motrices de l’évolution et de la créativité de notre humanité.

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