La lecture de l’article intitulé « Et maintenant… l’entretien d’embauche à l’aveugle » (publié par Libération le 1er février 2019) m’inspire le commentaire suivant :

Il me paraît utile, pour une bonne compréhension des lecteurs, de préciser que trois personnes non-voyantes, spécialistes en ressources humaines, formaient duo avec les recruteurs voyants : elles ont apporté leur regard, fruit de leur formation et de leur expérience de vie et en particulier de leur cécité.

J’étais l’un de ses recruteurs et j’ai eu l’occasion durant mon parcours professionnel d’exercer des mandats syndicaux, j’attache donc un soin tout particulier au respect de la dignité des plus vulnérables de nos concitoyens.

Je me suis prêté à l’exercice uniquement parce que mon expérience professionnelle me montre qu’il contribue à faire monter le candidat dans sa propre échelle de valeur et contribue à l’identification par le recruteur des biais de décision qu’entraînent certains préjugés.

Tous ceux qui recrutent le savent… la beauté et le risque de cette mission résident dans la certitude que dans le noir ou en pleine lumière, on recrute souvent à l’aveuglette. Le miracle est que ça fonctionne plutôt bien !

 

 

Photo : Laurent Carré (Libération, 01/02/19)