Aujourd’hui, 11 novembre, je participe comme chaque année aux cérémonies du souvenir en mémoire des soldats morts durant cette abominable boucherie que fut la première guerre mondiale.

 

Que faut-il retenir de cette épouvantable période de notre histoire ?

D’abord, qu’elle signe la fin de la France comme puissance dominante. Elle ne l’était déjà plus sur le plan économique, cette guerre montrera au monde que seul son empire a pu lui assurer la victoire.

Ensuite, qu’elle permet une déstructuration de la société française et l’émergence de groupes humains nouveaux qui ne cesseront de revendiquer et de conquérir la place qui leur revient dans la construction du pays. Les femmes, les personnes handicapées doivent beaucoup par les sacrifices qu’ils ont fait en 14-18.

Enfin, que cette guerre, sans doute la plus épouvantable de toutes pour les soldats, n’aura pas été la der des ders, comme le souhaitaient tant ceux qui l’ont faite ou subie. Ni le traité de Versailles, ni la décolonisation, ni la chute du mur de Berlin n’ont assuré la paix dans le monde.

 

Comparaison n’est jamais raison mais je suis convaincu que si des événements extra-ordinaires survenaient (triomphe des populistes aux élections, vague d’attentats, intérêt des puissances d’argent qui – pour paraphraser Paul Valéry – se connaissent mais ne se massacrent pas), la même mobilisation la fleur au fusil, les mêmes déchaînements de haine conduiraient à de nouveaux massacres !

N’oublions rien et chérissons la paix, l’Europe – qui la garantit – et notre démocratie – si forte en apparence, et si fragile quand elle perd du sens pour trop de citoyens.


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